vendredi, 09 novembre 2007

SERGE LAMA VILLE

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mardi, 09 août 2005

Feuilleton de l'été

desirs_voiles.2.doc  si vous souhaitez telecharger le feuilleton en version " Word"  

Série de l'été Chapitre I

Cette histoire est purement imaginaire...je l'écris au fur et à mesure de votre lecture et en fonction de vos commentaires....

Chapitre I

Il sortait à peine de sa loge, il avait chaud, il était exténué et pourtant le concert avait été encore plus fabuleux ce soir que les autres soirs, le public s’était montré plus chaleureux que jamais, cette communion, toujours aussi forte, quarante ans après,bon sang !! quel bonheur…medium_marseille.jpg
Cependant il ne savait pas pourquoi, mais comme à chaque fin de spectacle il se sentait seul, triste, vidé. Il leur donnait tout pendant ces deux heures quotidienne ! ils le lui rendaient au centuple…mais il n’en pouvait plus…combien de temps allait il encore tenir à ce rythme ?
Pourquoi s’obliger à vivre une telle course effrénée ?
Ce soir c’était la dernière avant l’été, est ce la raison pour laquelle il se sentait si vide ? Il allait enfin goûter à ce repos bien mérité avant d’entamer en Octobre.. un nouveau marathon !! ce nouveau pari qu’il s’était fixé !! Recommencer ce challenge qu’il avait déjà entrepris par le passé ! remplir pendant deux mois non stop ! ce théâtre ou déjà il connut la gloire.
Mais ce soir, il était enfin en « vacances » pour l’été, ils avaient tellement rêvé ensembles de partir sur l’île de brehat pour commencer, puis ensuite il l’aurait entraînée en Corse ou ils avaient eu leurs meilleurs moments de bonheur.. là ou ils avaient été si heureux…. mais c’était avant, avant ce soir, avant l’appel qui avait précédé le spectacle, elle ne l’accompagnerait pas en Bretagne, ni ailleurs…ni cet été, ni jamais;
Elle le quitte ; elle en a assez, elle aussi est fatiguée. Elle ne lui fait aucun reproche c’est ainsi c’est leur mode de fonctionnement, il ne s’en étonne pas, il connaît les règles..il les a fixées lui même . D’ailleurs, il ne sait même pas s’il avait envie qu’elle l’accompagne ; il ne sait plus s’il a envie d’y aller..Il ne sait plus s’il a raison de se reposer, il ne sait pas si les vacances vont lui faire du bien…il n’entend pas que…le téléphone sonne, Eric lui tend son portable.
- Serge ? c’est Juliette ! Tu fais quoi là maintenant tout de suite ? lui demanda t’elle de sa petite voix aiguë et toujours très « vive » !
- Je rentre à l’hôtel ,ma pauvre Juliette que veux tu que je fasse ?
- Demain tu remontes à Paris, tu fais tes bagages et tu files à l’aéroport direction le LIBAN,tu es attendu pour un concert surprise dans une magnifique soirée à BEYROUTH.
- Non !! Je n’irai ni à BEYROUTH ni nulle part.. Je suis crevé je suis vidé…je n’en peux plus….Je n’irai pas non. Et ne prévois rien ! je t’en pris je rentre et je me repose.
- Serge tu ne peux pas refuser…c’est vraiment très important…rentre et je t’explique tout !!
- Quand tu me parles comme ça ;..j’ai l’impression d’être OO7 plaisanta t’il !! Ecoute, tu sais que je ne veux pas me disputer avec toi ; mais n’insiste pas s’il te plait. Pas ce soir…je suis trop fatigué. .et il rit…Le LIBAN…non mais tu l’as prise ou celle là... ?
- Rentre et je t’assure que tu ne seras plus de cet avis demain.
medium_hotel.jpgUne fois à l’hotel, comme à son habitude il commanda une collation pour se restaurer un peu …avant de dormir et alors qu’il se dirigeait vers l’ascenseur, il l’aperçut.
Pour une fois, une des femmes qu’il avait remarquée au premier rang lors du concert ; l’attendait dans l’entrée de l’hotel ! Elle devait avoir une cinquantaine d’années l’allure joviale des personnes un peu rondes, une véritable bonne humeur se lisait sur son sourire ; son regard pétillant lui assurait qu’il passerait un moment agréable, s’il acceptait de lui accorder quelques instants… « s’il acceptait »…parce que vraiment il n’avait pas envie de parler avec qui que ce soit ce soir ; même si sa cause lui était acquise d’avance vu l’expression de son regard.
C’est bien ma veine pensa t’il , chaque soir il leur donnait le nom de son hotel ainsi que le numéro de sa chambre…et Jamais aucune n’avait osé s’aventurer .. à le rejoindre ; et ce soir ; celle ci, l’attendait ..Comment allait il pouvoir l’éconduire en douceur ??
Il la remercia poliment essaya de lui faire une très gentille dédicace sur le programme qui dépassait de son sac. .et fut surpris de ne pas la voir insister davantage. Elle devait être surprise et déçue. .mais n’en montra rien,elle lui sourit le remercia pour cette excellente soirée et s’éclipsa… il ne voulait pas une seconde se montrer désagréable ; mais de là à l’inviter c’était au dessus de ses forces. Non pas ce soir vraiment…NON.
Une fois seul dans sa chambre, il négligea son plateau repas ; s’allongea tout habillé sur le lit en fermant les yeux .
Le Liban ! mais qu’est ce que Juliette avait encore inventé ?
Et il s’endormit instantanément ;

Rendez vous vendredi prochain pour la suite.....si cela vous plait !

Série de l'été Chapitre II

medium_beyrouth1.jpg

Elle était assise face à son miroir et contemplait son visage ;
Bientôt 8 ans qu’elle menait cette vie « d’anonyme » qu’elle vivait là recluse sans espoir que les choses ne changent pour elle ; Et pourtant cette vie là.. c’est bien elle qui l’avait choisie il y a 8 ans justement….
Aujourd’hui elle ne savait plus au juste ce qu’elle voulait vraiment, mais de toutes façons il était trop tard et trop dangereux pour revenir en arrière.
Elle venait de « fêter » ses 44ans.. ; on la disait toujours aussi belle, son corps s’était un peu alourdi après la naissance de son troisième enfant . Mais ses rondeurs n’avaient en rien entamé sa séduction. Sa vie était agréable, une immense villa dominant la falaise offrant ainsi une vue imprenable sur la mer ; Des jardins magnifiques ornés de plantations aussi diverses que variées et dont les parfums mélangés comme seul l’orient peut en offrir venaient l’enchanter chaque matin à son réveil en même temps que le soleil qui lui réchauffait le corps et l’ âme..
Elle était perdue dans ses pensées lorsqu’il entra, accompagné bruyamment par la petite sofia ; l’enfant joyeuse comme toujours lui sauta au coup en l’embrassant fougueusement !
- Que fais tu chérie ? lui dit il en l'apercevant encore en maillot de bain juste couverte d' un peignoir sur les épaules; tu n’es pas encore prête, tu sais bien que nous devons aller au cocktail des KARAM !! dépêche toi ; mon amour, je veux que ce soir encore tu sois la plus belle et que tous mes amis m’envient d’être le compagnon d’une femme aussi sublime ;
- oui maman , dépêche toi je t’en prie !! trépignait la fillette, vite maman je veux aller jouer avec mes amies , Farah et Myriam !! Allez maman chérie habille toi vite !
La vue de ces deux êtres tant aimés la réconforta elle leur sourit et se leva en direction de sa salle de bain.
-Chérie ? ça va ? je te sens si loin depuis quelques temps ? que se passe t’il ?
-Rien Ali.je suis juste un peu fatiguée, rien de grave je t’assure.
Elle détourna son regard de lui car il l’a connaissait si bien.. qu’elle ne pouvait rien lui dissimuler.
Il saurait lire dans ses larmes naissantes , elle s’efforça donc de cacher cette émotion qui commençait à l’envahir et le gratifia d’un de ses sourires, qui le faisaient fondre..
-Descendez m’attendre dans le jardin leur sourit elle, et je serai prête dans une minute je vous y rejoins ;
Une fois seule, elle admira la dernière robe ornée de Pierres Précieuses brodées, qu ‘Ali lui avait fait déposer plus tôt dans la matinée…Elle sourit machinalement, il était si gentil, si attentionné…qu’elle ne pouvait pas s’imaginer vivre loin de lui….
Mais à quels sacrifices il lui avait fallu céder…pour être à ses côtés. Elle enfila la somptueuse robe qui épousait parfaitement ses formes et mettait ses seins en valeur ! « qu’elle curieuse vie je me suis imposée pensa t’elle, il me faut dissimuler les traits de mon visage mais je peux exposer mon corps comme dans une vitrine !!! ; »
Ce n’était pas pour lui déplaire, elle avait toujours eu ce côté légèrement impudique qui l’excitait beaucoup ; elle adorait autrefois lire dans le regard de ses admirateurs le désir qu’ils avaient de la mettre dans leur lit !
C’était autrefois..aujourd’hui, il n’en était plus rien ; elle n’était plus rien, ni personne…elle n’intéressait plus grand monde quoiqu’en pense Ali !!
Mais il était là lui..alors qu’importe le reste après tout !! était elle insatiable à ce point ?…
Elle s’inquiéta de cette nostalgie qu’elle ressentait de plus en plus souvent… pourquoi en voulait elle toujours plus ? pourquoi ne parvenait elle jamais à être simplement heureuse…
pour changer le cours de ses pensées elle s’assit devant sa psyché et commença son maquillage ; elle souligna avec application ses yeux de khôl, afin ce soir de faire ressortir le bleu intense de son regard, elle savait que c’était inprudent, d’habitude lorsqu’elle sortait, elle mettait au contraire des verres de contacts qui assombrissaient son regard, mais ce soir devait être différent elle en avait assez de ne plus se ressembler elle voulait juste s’offrir ce tout petit plaisir.. ; Elle couvrit ses cheveux blonds du foulard assorti à sa robe laissant dépasser sur son front quelques précieux saphirs,puis elle dissimula son visage sous une mousseline claire et légèrement transparente .
medium_liban.jpgAinsi parée elle se dirigea vers les jardins ou l’attendaient le dernier homme de sa vie et leur fillette.
Elle s’aperçut alors qu’ils étaient accompagnés de deux jeunes gens, l’un blond et discret et l’autre roux et aussi exubérant que la petite fille pendu à sa veste !
elle n’en croyait pas ses yeux ! c’était trop beau pour être vrai ! ses fils non ?? ce n’était pas possible !! ils l’aperçurent de loin ; et se précipitèrent à sa rencontre poursuivis par la petite fille !!
-Maman que c’est bon de te voir !! nous voulions être là pour ton anniversaire tu sais..s’écria Harry mais les événement dramatiques ont succèdé aux évenements heureux et …..
- Je sais l’interrompit elle en baissant les yeux, j’ai pu voir les comptes rendus à la télévision, comme j’aurais voulu être là pour visiter tous ces pauvres malheureux ! êtes vous allés soutenir tous ces pauvres gens.. ?
-Maman nous reparlerons de tout cela plus tard coupa doucement William; en attendant laisse nous t’admirer ; que tu es belle !!! Maman comme tu nous as manqué depuis noël dernier aux cèdres ! C’est si difficile de vivre si loin de toi.
- Vous m’avez manqué aussi mes amours et à la petite « peste » également!!! plaisanta t’elle,
Regardez la s’agiter !!
En effet l’enfant à présent dans les bras de son père se tortillait comme un ver ; elle embrassait tour à tour ses deux frères ! non moins heureux de retrouver la petite diablesse qui les faisait fondre !
- Nous sortons ce soir, annonça tristement Diana, mais vous ne perdez rien pour attendre ! je vous promets que dès demain matin nous allons rattraper la semaine de retard que nous avons perdue. Vous êtes là pour combien de temps ?
-Une semaine entière répondirent les deux jeunes gens en chœur et en riant !
-Alors préparez vous,cria t’elle, cette semaine en vaudra deux !!!
-Nous sommes exténués par le voyage, nous avons à nouveau fait tant et tant de détours , comme tu le sais ..( en effet les jeunes gens comme leur mère avant eux étaient très exposés aux indiscrétions des paparazzi) donc cette fois ci tu n’imaginera même pas l’itinéraire que nous avons suivi…
.-Ni en qui nous étions déguisés pour finir s’exclaffa Harry !!!
- Ecoute..pour ce qui est du déguisement.. je crois que je connais mon chéri !! répliqua t'elle en riant.
- Nous allons donc nous restaurer un peu, puis nous reposer et après une bonne nuit de sommeil nous serons tout à toi, dit doucement William.
Ah maman soupira t’il en l’enlaçant ; que c’est bon de te serrer dans les bras.
Passe une bonne soirée, tu es magnifiquement « méconnaissable » plaisanta t’il

Série de l'été Chapitre III et IV

Arrivé à Paris, Juliette l’attendait, dans son appartement. Il faut dire que par soucis de commodité, il avait emménagé dans le même immeuble que sa secrétaire et son mari afin de pouvoir les contacter à tous moments ; Avant de prendre sa retraite Bertrand le mari de Juliette était son chauffeur. C’est dire si le couple était lié à Serge.medium_les_invalides.jpg
Elle l’avait devancé et avait déjà commencé la préparation de ses bagages ;
-Juliette, mais qu’est ce que c’est que cette histoire ? qu’est ce qui te prends de m’organiser un concert dès ma première semaine de vacances ? enfin mais ça ne va pas ?
-Ecoute Serge pas à moi tu veux ? ne fanfaronne pas je te connais par cœur et je sais que la dernière chose dont tu as besoin aujourd’hui c’est de vacances…,
je sais qu’elle est partie, elle est passée me voir avant de t’appeler. Elle allait mal tu sais, mais vous ne pouviez pas continuer ainsi…
Laisse lui du temps, elle est à Montréal chez Nicolas, pour l’été, vous ferez le point à son retour.
-Et moi je suis sensé digérer tout ça au LIBAN ? Mais enfin qu’est ce que tu mijotes ?  vas tu m’expliquer?
- C’est un homme d’affaires extrêmement important en Orient, il organise une soirée-concert privée pour ses amis, il avait signé un contrat avec SARDOU, mais ce dernier a été hospitalisé hier matin suite à une crise de coliques néphrétiques, il n’est pas question qu’il assure un concert dans les jours à venir son médecin est formel.
- Ah bon sang, il est tellement coincé…qu’il fallait bien que ça se noue quelque part !!
- Tu trouves encore le moyen de faire de l’humour.. c’est bien toi !!
Donc à la suite de sa défection, le secrétaire de Monsieur KARAM m’a appelée pour me demander si tu accepterais de chanter à cette soirée. Et j’ai accepté Serge, tu vas y passer une semaine, tous frais compris, tu seras traité comme un prince et c’est la meilleure chose pour toi aujourd’hui…du repos dans un endroit de rêve, tu n’as qu’une soirée de concert prévue c’est tout.
- Très bien « Maman » ! plaisanta t’il , et bien puisque tu décides de tout ! occupe toi de tous mes bagages et de l’organisation de mon voyage. Il ne faut pas un visa pour le Liban ? Qui m’accompagne pour ce tour de chant ?
- J’avais pensé à Sergio mais j’étais un peu ennuyée car il a lui aussi prévu ses vacances…je ne lui en avais pas encore parlé, quand Yves est passé et prévenu de ce qui se tramait, s’est immédiatement proposé. Pour le visa, je m’en suis occupée et tout se réglera à votre arrivée à Beyrouth, ne t’occupe de rien.
Vous vous retrouverez à « Charles de Gaulle » ce soir à 18H Yves et toi et vous voyagerez en class affaires. Ça ira mon prince ?
- Très bien, je vais donc voir avec Yves ce que nous allons répéter ensemble…et combien de chansons je devrais interpréter… Et bien !! tu l’as dit !!…Je ne suis donc décidemment pas en vacances. J’appelle Yves immédiatement tiens, je ne peux pas attendre l’aéroport…. Il faut qu’on bosse quand même avant ! Non mais tu te rends compte il y a plus de 5 ans qu’il ne m’a pas accompagné, hormis l’intermède à Bercy en 2003.
- Je te reconnais bien là…je te laisse travailler. Elle s’approcha de lui et l’embrassa sur la joue..
« Courage » lui murmura t’elle en douceur à l’oreille.
Puis elle sortit de l’appartement laissant son ami déjà très occupé au téléphone. C’est vraiment un bourreau de travail pensa t’elle en l’observant avec tendresse ! Mais elle savait bien que la dernière chose qui lui fallait cet été bien qu’il s’en défende, était de se retrouver seul au cœur du tumulte.

L’été était toujours une épreuve pour lui.



*******




IV

Les Garçons après s’être restaurés avaient joyeusement regagné leurs chambres encore tout au plaisir d’avoir retrouvé à nouveau leur mère et leur petite sœur. Ce petit démon était de plus en plus jolie, elle était aussi brune que son papa, ses yeux étaient comme des saphirs d’un bleu persan magnifique !!!
Comme elle est jolie pensa William en s’endormant, quel bonheur de voir maman si heureuse…
Harry pour sa part avait noté une inquiétude dans le regard de sa mère, il lui en parlerait demain…puis ils sombrèrent dans le sommeil.

Diana et Ali arrivèrent à la soirée des KARAM, il y avait un monde fou, comme à l’accoutumé, pour cela Diana, n’était pas dépaysée, Elle vit accourir leur hôte dans leur direction, c’était un homme de grande stature, robuste, au visage souriant et généreux, une fine moustache noire à la Rett Butler bordait sa lèvre supérieure qui elle même s’ouvrait sur une dentition d’une blancheur parfaite. Elle pensa qu’il avait dû être séduisant une dizaine d’année plus tôt encore….( incorrigible Diana..pensa t’elle tu ne peux pas t’en empêcher !!)
- Frances, Ali, mes amis, comme je suis heureux de vous voir, parmi nous ce soir ;
Ali mon cher, prend garde, si tu t’éloignes ;Je pourrais bien te voler Frances, elle est de plus en plus séduisante, ce regard ma chère, il y a quelque chose de changé en vous..que je ne parviens pas à expliquer ? … Diana se rendit compte qu’il parlait de la couleur de ses yeux… légèrement affolée elle se demanda si elle ne s’était tout de même pas montrée imprudente…
Observant son embarras Ali lui sauva la mise, en plaisantant :
- Cette chère Frances a emprunté à la mode occidentale, les verres de contacts de couleurs…nouvelle coquetterie qui fait fureur paraît il ?
- Merveilleux, en effet, Très chère, vous êtes resplendissante !
Ali rassurant, lui passa la main sous le bras pour maitriser le tremblement machinal..qu’elle tentait vainement de dissimuler…
Ils s’approchèrent du buffet, saluèrent plusieurs couples d’habitués et Diana apeçut un chapiteau immense dont les toiles avaient été tendues au cœur du parc..
Abandonnant son ami qui bavardait avec l’un de ses patients, elle se hasarda tout doucement à l’intérieur…et le vit..il était là..debout sur la scène aux côtés d’un pianiste qui l’accompagnait et il chantait des airs qu’elle reconnaissait..
medium_lamachante1.jpg « je ne rêve plus..je ne fume plus..je n’ai même plus d’histoire .. »
Mon dieu se dit elle… « il y a si longtemps..j’ai assisté un soir à Paris, à l’un de ses concerts »..elle s’y était rendue « incognito »avec des amis qui l’avaient entraînée…Mais avait ce jour là été rattrapée par les paparazzi.. « Ah ces maudits paparazzi, ils ont fait de ma vie un enfer..et aujourd’hui..me voilà..ici..à me remémorer tout cela. »
Paris…mon dieu Paris…elle essayait de ne plus y penser..mais c’était toujours si douloureux..si présent dans son cœur.
Toute à ses pensées elle ne s’aperçut pas que le chanteur et son pianiste avaient disparu…et que le chapiteau commençait à se remplir..
Ali, l’avait rejointe et l’invita à s’asseoir devant la scène au premier rang.
Une fois le chapiteau rempli, le spectacle allait pouvoir commencer. .un léger vent s’engouffra sous la toile répandant un délicat parfum de fleur d’oranger…c’était à la fois doux et rafraîchissant.. Quel beau pays pensa Diana ! je n’ai pas le droit de me plaindre…c’est si merveilleux la vie ici.
Les lumières s’éteignirent et le pianiste entama l’ouverture du spectacle, puis dans l’ombre on entendit les premières paroles entonnées par l’artiste,d’une belle voix grave et forte « Je n’ai pas eu de ballon rouge…quand j’étais gosse dans mon quartier, dans ces provinces ou rien ne bouge.. tous mes ballons étaient crevés. » Toute l’assistance, le connaissait, tous parlaient un Français irréprochable, Beyrouth était une cité très francophone…Diana pour sa part avait profité de ces huit années pour apprendre cette langue qu’elle maîtrisait aujourd’hui parfaitement bien.
Le chanteur après chacune de ses chansons était acclamé par le public d’invités.. tous étaient ravis.. et lui réclamaient encore et encore de nouveaux titres…En entamant l’un de ses derniers titres, Serge fixa Diana de son regard perçant,medium_serge_lama_isad_aventure.jpg
medium_20001202-082727-g.jpg « J’aimerais qu’elle vienne me faire souffrir
Celle a qui j’ai jamais voulu.. appartenir..
Avec des griffes au bout des doigts
A vous remettre un christ en croix
Je ne sais pas quand, mais je sais qu’elle viendra
Elle balaiera toutes les fleurs de mon soleil… »
Diana , troublée par cette subite déclaration choisit de répondre par une immense sourire qui éclaira davantage encore son regard.
Ali ,inconditionnel du chanteur ,était très flatté de le voir s’adresser ainsi à sa compagne,
Cependant le chanteur, craignant sans doute de se montrer indélicat, continua sa chanson auprès de Salima, la maîtresse des lieux .
medium_public.gif Puis il invita le public à se joindre à lui dans un Karaoké improvisé
« je t’aime à la folie, je t’aime à la folie, la vie »…les gens amusés se prêtèrent volontiers à ses jeux.
Et c’est très joyeusement que le concert terminé, Samir et Salima KARAM invitèrent Serge et Yves à poursuivre la soirée avec eux.
Serge les remercia, et bien qu’épuisé par le voyage et la prestation de ce soir,ne résista pas à l’ envie de la revoir de l’approcher et de peut être lui parler.
Alors après une douche rapide il enfila un costume clair comme tous les invités de cette soirée et descendit accompagné de son fidèle complice rejoindre les autres convives, déjà tous attablés autour de l’immense piscine aux niveaux en cascades.
Le hasard voulu qu’elle soit assise à une table proche de la sienne, et qu’elle lui fit face..
Toute la soirée..il ne put quitter son regard.et.elle le sentit, et comme aimantée à son tour..ne résista pas à cette attraction.
Ali ne s’aperçut de rien…pour une fois , tant la conversation de ses voisins de table, l’accaparait.
L’orchestre, entama les premières notes de danses très occidentales…et rythmées, Ali et Diana dansèrent plusieurs rocks endiablés…
Diana avait toujours adoré danser..c’était sa passion. Ali fatigué la raccompagna à sa place, lorsque des musiques beaucoup plus romantiques commençèrent….puis alla rejoindre Samir KARAM avec lequel il avait une importante discussion professionnelle à régler.
Serge se précipita pour profiter de cette aubaine…Cette femme était étrange, il la connaissait il en était sur..mais il ne parvenait pas à mettre un nom sur ce regard..
Il fallait qu’il en ait le cœur net.. il fallait qu’il lui parle…
Il avait déjà eu cette impression ce soir lorsqu’elle s’était glissée sous le chapiteau pendant la répétition… ! Mais ou l’avait il vue avant..il n’en savait rien…Mais il la connaissait c’est certain..
Son allure était si séduisante son attitude si mystérieuse….il ne pouvait détacher son regard d’elle..Et pourquoi était elle voilée ? alors qu’ici les femmes pouvaient se vêtir à l’occidentale sans que cela soit malvenu.
medium_serge-lama.gif Il s’approcha de sa table la salua et c’est dans un français parfait qu’elle le pria de s’asseoir.
-Je suis ravie Monsieur LAMA de cette soirée ; il y a bien longtemps que je n’ai assisté à un spectacle de cette qualité ; vous êtes si à l’aise..si authentique ; on sent que vous êtes quelqu’un de sincère sur scène, j’ai vraiment beaucoup aimé votre spectacle, Je vais immédiatement enrichir ma collection de vos albums.
Touché par une si vive reconnaissance de la part d’une femme à qui il n’avait encore pas adressé la parole il lui dit cependant :
- N’en faites rien, je me ferais une joie de vous faire parvenir l’intégralité de mes chansons, mais je ne crois pas que nous ayons été présentés, vous me connaissez, puis je savoir votre nom ?
-Frances Akhan…..lui répondit elle très vite..
-votre Français est parfait, vous connaissez mon pays ?
- Je connais votre pays, je vous connais, je connais vos chansons, répondit en souriant Diana ; mais la souffrance qui commençait à l’envahir, devait pensa t’elle crever les yeux !!.
Serge n’en vit rien..elle dissimulait beaucoup mieux qu’elle ne l’imaginait.
-Vous connaissez Paris ?
-Je connais de nombreux endroits en Europe, mais fort peu Paris mentit elle…
Cette douleur, affreuse au creux de son ventre, à chaque fois qu’elle prononçait le nom de cette ville ! doux Jésus quand cela allait il s’arrêter… ?
Il s’assit à ses côtés et ne parvenait pas à détacher ses yeux de son regard. C’est étrange cette impression qu’il ressentait en sa présence.
Qui était elle, ou l’avait il déjà rencontrée ?
Il fut interrompu dans ses réflexions par la douce voix de Frances
- connaissez vous Beyrouth ?
- C’est la première fois que je viens au Liban et j’avoue que je n’ai pas encore eu le temps de visiter ! Je dois avouer que la vue d’avion était des plus prometteuses.
Je reste quelques temps et espère avoir la joie de découvrir ce pays dans sa totalité puis je vous prier d’être mon guide ?
- J’en serais très heureuse lui répondit elle mais malheureusement je dois m’absenter toute la semaine, je peux en revanche vous conseiller ; Si vous restez sur Beyrouth vous constaterez que la reconstruction a effacé les stigmates de la guerre et je me réjouis de savoir ce pays enfin en paix. Le centre-ville, avec en son coeur la Place des Martyrs, où l'on peut découvrir sites archéologiques, mosquées et églises. Vous n’aurez pas assez d’une journée pour visiter le grand Sérail, Saint Elie, la place de l’étoile …la diversité des cultures et des religions est une des plus grandes richesses de ce pays croyez moi quand vous aurez passé quelques jours ici, vous vous sentirez comme chez vous.
- J’ai déjà le sentiment d’être très attaché à ces lieux, lui dit il en plongeant son regard dans le sien.
- Elle détourna les yeux déstabilisée : « comment fait il cela pensa t’elle, il a une façon de me regarder si intense, que je ne peux soutenir son regard ! » Ce qui pour Diana, bien sur était plus qu’une surprise, car elle était justement célèbre dans le passé pour être maître en la matière…son regard était mondialement connu.
- Elle adopta involontairement ce port de tête qui la caractérisait tant autrefois…elle inclina doucement son visage le penchant sur le côté et l’observa par dessous accrochant ainsi à nouveau son regard et là ce fut lui qui à son tour en fut perturbé, ils restèrent ainsi, pendant un temps qui parût une éternité à Serge…lorsque qu’Ali vint rompre le silence pesant qui s’était installé entre eux.
- Bonsoir, Monsieur LAMA,Je vois que vous avez fait connaissance avec ma femme, je suis heureux de pouvoir vous remercier de l’excellente soirée que vous nous avez offerte ; votre talent n’a d’égal que la qualité de vos chansons !
j’avais eu plusieurs fois l’occasion de vous applaudir à Paris, lorsque j’étais en place à l’époque….Mais il y a de cela maintenant quelques années nous avons quitté la France et aujourd’hui vous nous avez ravis mon épouse et moi même.
- Merci répondit Serge, touché par le compliment et surtout soulagé de ne plus se sentir comme capturé par la mystérieuse Frances. Je suis très content de découvrir votre Pays et comme je le confiais à Madame Khan je me propose de le visiter dans les prochains jours ; Votre épouse était justement en train de me conseiller.
- Et vous pouvez lui faire confiance, il n’y a pas meilleur guide sur Beyrouth, elle a étudié attentivement chaque recoin du LIBAN si bien qu’aucun endroit n’a de secret pour elle.
Oubliant, l’arrivée, de William et Harry et si heureux d’avoir à nouveau un lien avec la France, pays qu’il avait quitté si précipitamment, Ali se fit une joie d’inviter Serge à se joindre à eux pour la soirée du lendemain. Il sentit aussitôt peser sur lui le regard assassin, de Diana et ne sut comment réparer son erreur.
Curieusement ce fut Serge, qui lui sauva la mise… « c’eut été sincèrement avec plaisir, mais j’ai prévu de visiter votre pays et partirai dés demain matin pour Tripoli, d’ou je pense me diriger ensuite vers La Vallée sainte, sur la vallée de la Qadisha,. Je ne pense pas être de retour à Beyrouth avant la fin de la semaine ; Votre épouse d’ailleurs ne venait elle pas de me dire que vous deviez vous absenter.. ?
Soulagé, Ali acquiesça et s’étonna de son imprudente spontanéité ; en huit ans c’était la première fois qu’il commettait ainsi un tel impair, Diana allait terriblement lui en vouloir et il la connaissait suffisamment pour craindre le retour à la villa…Ensembles ils prirent congés de leurs hôtes et saluèrent Serge, ce dernier n’osa pas à nouveau se plonger dans le regard bleu de cette femme qui l’intriguait tant . Il lui baisa le bout des doigts et toujours extrêmement troublé repartit dans ses appartements.



*******




Série de l'été Chapitre V

V
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Curieusement le retour s’effectua dans une ambiance des plus détendue, Diana était d’humeur joyeuse, comme si elle n’avait prêté aucune attention, à la gaffe d’Ali quelques minutes plus tôt. Ils échangèrent beaucoup sur la soirée qu’ils venaient de passer, sur les invités ainsi que sur leurs Hôtes dont les réceptions étaient toujours grandioses, les surprises toujours plus agréables les unes que les autres
Puis, naturellement ils abordèrent le concert de Serge , son talent, son immense générosité dans l’interprétation de ses titres, son charme indéniable ; l’ensemble de ces qualités avaient opéré sur tous les invités. Ali dit à quel point il avait été ravi de rencontrer le chanteur et enchaîna sur la culture Française qui lui était si chère et dont il avait une réelle nostalgie;
Diana se montra tout à coup plus réservée et son compagnon comprit que ce silence était évocateur de la blessure que lui provoquait toujours la France.
Elle ne parvenait pas à oublier ce 31 Aout et lui même ne savait plus quoi faire pour l’aider à dépasser cette épreuve ;
Il lui avait fallu à lui aussi tout sacrifier, tout abandonner pour rester à ses côtés ;
ce soir là…il s’en souvient aussi..il en frémit encore, Tout avait été si vite..
Quoiqu’il en soit, ils avaient tout de même fait le bon choix il en était sur. Il ne pouvait en être autrement. La situation telle qu’elle était à l ‘époque ne pouvait plus durer.
La voiture, s’engagea dans l’allée de leur propriété mettant un terme à leurs pensées et au silence pesant qui commençait à s’installer entre eux.

Cette nuit là ils firent longuement l’amour et si Ali fut surpris par la passion extrême dont Diana le gratifiait à cet instant, il savait la jeune femme très enflammée dès qu’il s’agissait des jeux de l’amour et ne s’en formalisa pas davantage.
Diana, troublée par le regard de Serge tout au long de la soirée se sentit envoûtée par cet homme qu’elle venait de rencontrer, elle ne s’était pas sentie désirée à ce point depuis des lustres et cela provoqua en elle une excitation particulièrement délicieuse ; elle s’abandonna avec passion aux jeux de son amant et c’est sans culpabiliser que sa pensée fut toute à Serge cette nuit là, un homme qui chante si bien l’amour ne peut être qu’un amant exceptionnel.

-" quand tu dors près de ton mari, et que ton plaisir ne vient pas, ne t'arrive t'il pas des fois de rêver qu'il est quelqu'un d'autre...."

C’est très tôt le matin que la petite Sofia vint réveiller ses parents, en sautant dans leur lit ; Elle était bien entendu rentrée beaucoup plus tôt que ces derniers, raccompagnée par sa gouvernante et voulait absolument leur raconter tout ce qu’elle avait fait tout au long de cette fête ; elle les noya sous une avalanche d’histoires, ses jeux avec ses deux amies Farah et Myriam, ainsi qu’avec tous les autres enfants invités eux aussi.
Samir avait eu l’excellente idée de faire venir un cirque spécialement pour les enfants et la soirée les avait enchanté. Tout y passa ; les animaux ; les acrobates ; les clowns , jongleurs et autres dresseurs de chevaux.. Sofia était intarissable et ne fut interrompue dans son long récit que par l’annonce d’un délicieux petit déjeuner servi en terrasse en compagnie de ses frères arrivés la veille.
Tous se précipitèrent pour rejoindre les jeunes garçons installés autour de la table. La terrasse surplombait une magnifique orangeraie entourée des Lauriers roses aussi immenses que des arbres et les garçons ne se lassaient pas de ces couleurs et parfums méditerranéens.
Ils accueillirent leur mère accompagnée de son mari et de leur petite sœur, avec joie et écoutèrent le long monologue de Sofia relatant les clowneries de la veille !
- Tu devrais pouvoir te faire engager sans problème Sofia si tu le demandes au responsable du cirque ! plaisanta Harry
- Tu sais que tu as un indéniable talent pour les grimaces confirma William ! tu devrais assurer l’ambiance lors de la prochaine soirée de vos amis Samir et Salima.
La famille rit aux éclats et tous prirent le petit déjeuner dans la meilleure humeur qui soit. Tout au long de la journée Diana bien loin de la soirée de la veille fut toute à savourer la présence de ses garçons, avoir ses trois enfants auprès d’elle la ravissait plus que tout au monde et la laissait loin des sombres pensées qui venaient parfois la hanter.
Elle ne put s’empêcher de railler un peu la nouvelle belle mère d’Harry et William, qui ne se firent pas prier pour plaisanter avec elle sur l’impopularité dont la pauvre Camilla souffrait.
- Je ne suis pas charitable !!s’exclama Diana ; mais j’avoue que j’adore lire les articles la concernant…je n’en rate aucun…si elle savait la pauvre !!
- Tu n’es pas la seule maman, nous faisons de même ! et tu ne le croiras pas ; même
« sa majesté » s’en amuse…plaisanta William.
- Ah oui là en effet, j’en suis surprise ! elle devrait pourtant être consciente qu’elle est responsable de tout ça. Enfin ! sans elle ! vous ne seriez pas là mes amours,alors remercions le ciel..et ..votre grand mère .
- A ce propos , Papa nous a chargé de t’embrasser dit Harry, il nous a confié une lettre pour toi ajouta sombrement le jeune homme.
Diana, sourit elle savait très bien ,ce que contenait la lettre de Charles, celui ci allait lui demander de sermonner le jeune homme sur sa conduite, suite aux excès de l’hiver dernier.
Elle le ferait, Harry exagérait dans ses provocations il lui fallait comprendre qu’il avait un rang à tenir ; il supportait mal l’absence de sa mère, n’avait pas accepté le choix qu’elle avait dû faire, pour vivre enfin tranquille et voir Camilla aujourd’hui aux côtés de son père lui était devenu insupportable. Il faisait payer à la Reine, tout ce gâchis et ne savait quoi inventer pour lui rendre la vie impossible.
Et Charles se désespérait de l’attitude d’Harry.
Diana, s’en était amusée jusqu’au moment ou Harry s’était mis à consommer du Cannabis et à s’alcooliser. Cela elle ne le tolèrerait pas et ferait tout ce qui est en son pouvoir pour le dissuader de s’égarer dans cette voie.
La journée passa à une vitesse incroyable, que ce soit autour de la piscine ou au tennis Diana et les enfants ne virent pas le temps passer.
Le soir au dîner Ali les rejoignit et tous ensemble relatèrent leur journée.
Ils décidèrent de faire une escapade le lendemain aux alentours de Beyrouth,
- j’aimerais aller visiter les vestiges romains de SOUR demanda William qui avait toujours été passionné d’histoire.
- Nous irons donc, à SOUR approuva Ali, mais « lever » très tôt pour bien profiter de la journée, SOUR n’est qu’à 83 Kms au sud de Beyrouth mais si nous voulons bien profiter de notre visite, il nous faut nous y rendre avant la grosse chaleur de la journée.
- Diana était enchantée de ces visites avec ses enfants moments privilégiés dont elle avait dû faire le sacrifice, mais dont elle jouissait pleinement chaque fois que l’occasion lui était offerte. Elle fut très heureuse de ce choix, connaissant les attirances de William pour tout ce qui est historique et elle savait que les plus récents sondages étant en train de laisser apparaître l’emplacement exact des villes phéniciennes ce qui ne pourrait que ravir ce dernier.
La soirée terminée chacun regagna sa chambre et Diana choisit cet instant pour avoir une petite conversation avec Harry.
Elle frappa avant d’entrer puis s’assit sur le bord du lit à côté de son fils
-Je savais que tu allais passer, je t’attendais lui sourit il .
- Tu vas bien ? demanda t’elle doucement .
-je vais toujours bien maman quand je peux te voir. C’est pendant l’année qu’il faudrait me poser cette question ;Je voudrais, tu sais n’avoir jamais à rentrer à Londres.
Je n’ai rien à y faire, je ne m’y sens pas à ma place, je voudrais rester à vos côtés à Sofia , Ali et toi.
-Tu sais bien que c’est impossible, je sais que nous t’avons demandé beaucoup par cette décision que nous avons prise après l’accident. Mais je t’assure que je suis au courant au quotidien tous ce que vous faites, nous avons conclu ce pacte avec ton père et il m’informe de vos moindre joies et de vos moindres problèmes. C’est la raison pour laquelle il faut que nous discutions, tu sais que tu peux me parler, il vaut mieux Harry, parler, dire les choses que les étouffer dans une vie superficielle.
Je peux t’aider, mais j’ai besoin de comprendre ce qui te préoccupe vraiment.
-Maman, avec tout le respect que je te dois, je refuse de discuter avec toi de ce sujet, ne t’en fais pas pour moi, je vais très bien, je gère parfaitement, n’écoute pas ce que l’on veut bien te faire croire et s’il te plait fais moi confiance….tout va bien. Tu es mieux placée que quiconque pour savoir que les médias racontent n’importe quoi.
Il était particulièrement convainquant et Diana n’avait pas envie d’imaginer son enfant en toxicomane, elle décida donc de lui accorder la confiance qu’il lui demandait, l’embrassa tendrement, le serra tout contre elle et s’apprêtait à quitter sa chambre sans un mot de plus, lorsque posant à peine sa main sur le loquet de la porte il lui dit :
- toi en revanche, tu ne peux pas me cacher ton état, maman, nous avons toujours été fusionnels et je sais quand tu n’en peux plus ; combien de temps crois tu pouvoir t’imposer cette situation ?
Diana sursauta, « que veux tu dire ? je suis fatiguée en ce moment je t’ai peut être donné l’impression d’un soucis quelconque mais ne vas pas t’imaginer que je suis malheureuse, vivre ici avec Ali et ta petite sœur est une vie que plus d’une femme m’envierait. »
-Maman , je sais que tu ne supporteras plus longtemps cette situation, je te connais par cœur, tu souffrais d’être la proie des médias ; mais être dans l’ombre aujourd’hui ne te ressemble pas ; ce n’est pas « toi »…D’ailleurs ne commence tu pas à relâcher tes précautions ? le soir de notre arrivée j’ai remarqué ton regard tu es sortie en laissant voir à tous le bleu de tes yeux , crois tu que cela était prudent ? Parfois je me demande si tu ne serais pas soulagée qu’une personne te reconnaisse et revèle ou tu te caches.
Diana se sentait blémir, comment harry lisait il à ce point dans ses pensées ; Elle lui expliqua que pour elle, comme pour Ali, la situation était parfois extrêmement difficile, que pour l’un comme pour l’autre avoir changé complètement d’identité et de cadre de vie, n’était pas sans imposer des sacrifices qui leur faisaient ressentir souvent une profonde nostalgie, Mais que ce choix avait été mûrement réfléchi et qu’il ne saurait être question de revenir en arrière aujourd’hui.
- c’est aussi pour cela que je serais heureuse Harry que tu cesses d’atttirer l’attention sur toi comme tu le fais, en agissant comme tu l’as fait ces derniers mois, tu nous mets en danger Ali, ta sœur et moi, les médias te poursuivront davantage et à chacune de tes frasques, tu ajoutes de l’eau à leur moulin et ils resserrent leurs attention sur toi.
Ainsi chacun de tes déplacements se fait plus délicats et en te conduisant mal Harry tu mets en péril les quelques rencontres que nous arrivons à nous ménager. Est ce que tu comprends mon chéri qu’il est important que tu sois prudent à ton tour.
- Tu as raison maman, je ne supporterai pas de te perdre une fois encore ; mais réfléchis bien à ce que je t’ai dit moi aussi ,car je suis sur d’être dans le vrai.
Diana serra à nouveau son fils dans ses bras et rejoignit sa chambre ou l’attendait déjà Ali ;Demain ils devaient tous se lever très tôt et il était déjà largement l’heure de dormir.



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Série de l'été Chapitre VI

VI


Après une bonne nuit de sommeil, Serge et Yves émergèrent , enfin sur le coup des Onze heures…jardins et terrasses avaient entièrement été débarrassés de tous les restes de la veille;
Une table dressée à leur intention était disposée à côté de la piscine avec un petit déjeuner plus que complet réjouissant les deux hommes ;
Fruits à profusion, café fumant, petits pains chauds… ils ne vinrent pas à bout de tout, tant le repas était copieux.
-Comment s’organise notre séjour ? demanda Yves, tu veux qu’on visite un peu ou tu as prévu mieux dit il ,dans une sourire pleins de sous entendus..
- Je n’ai rien prévu d’autre que la découverte de ce magnifique pays avec mon vieux complice ! répondit Serge spontanément ; tu es partant ?
- Je t’ai vu hier discuter longuement avec une charmante femme voilée..je pensais que tu avais des vues sur elle et que tu envisageais de la revoir .
- Non, je n’ai pas de vues particulières, mentit Serge, je suis intrigué par cette femme c’est exact, elle s’entoure de mystères et ça excite ma curiosité, d’autant que j’ai depuis le premier instant l’impression de connaître son regard…
- J’ai interrogé notre hôtesse afin de connaître la raison pour laquelle cette femme est voilée, elle était la seule hier soir c’est étrange qd même ! lui répondit Yves, Celle ci m’a affirmé que son mari Musulman pratiquant, Pakistanais d’origine, souhaitait qu’il en soit ainsi…
- Mmmouai!.. je suis sceptique.. quelque chose sonne faux dans tout cela, mais je me trompe peut -être , douta Serge.. ! Enfin quoiqu’il en soit, cette charmante Frances, puisque c’est son prénom, m’a conseillé d’aller visiter certains endroits du Pays, j’avais prévu de partir tôt ce matin, pour sillonner le nord ; mais vu l’heure à laquelle nous nous sommes levés.. je crois que je vais réviser notre itinéraire.
- Ecoute répliqua Yves, pour ma part ne sachant quel était ton programme, je m’en suis concocté un et pour aujourd’hui c’est farniente…au bord de la piscine, ensuite je vais faire connaissance avec les très célèbres nuits de Beyrouth si tu veux je t’emmène avec moi je pense que tu ne seras pas déçu. Dès demain j’ai loué une voiture pour toute la semaine et j’avais pensé pour commencer, descendre dans le sud à SOUR qu’en pense tu ?
- J’avais prévu d’aller dans le nord, mais je ne connais rien de ce pays alors je me repose sur toi je n’ai pas d’envie particulière je dois avouer.
- Très bien alors si tu veux aujourd'hui repose toi un peu et dès ce soir ; à nous les nuits orientales ! je t’emmène dîner chez « Salmontini »..tu y dégusteras le meilleur des saumons ensuite nous nous laisserons guider par l’ambiance !!!

Serge était heureux de passer un peu de temps avec Yves, les deux hommes avaient passé tant d’années côte à côte…qu’une indescriptible complicité les unissait. Mais depuis le début des années 2000, Serge avait opté pour une nouvelle façon de travailler, sans piano,délaissant ainsi Yves qui n’en avait pas pris ombrage et en avait même profité pour vivre un peu « pour lui »..car suivre Serge sur les tournées signifiait avoir bien peu de vie privée. Et les quelques années qui venaient de s’écouler lui avait apporté la tranquillité à laquelle il avait longtemps aspiré.
Aujourd'hui il n’était pas fâché de partager à nouveau quelques jours au côtés de son ami, il sentait l’homme préoccupé, il le connaissait suffisamment pour savoir quels étaient les moments ou il avait besoin ou non de compagnie; Il saurait se montrer attentif.

medium_attractions_big_beirut.jpg Après une journée des plus reposante un verre de cocktail multicolore à la main, à l’ombre des citronniers et les yeux rivés sur l’imprenable vue panoramique que leur offrait la villa des KARAM, Serge et Yves, complètement reposés s’en allèrent dîner au « Salmontini » ou Yves avait retenu une table; Serge se régala d’un pavé de Saumon frais à l’aneth tandis qu’yves se délectait d’un carpaccio du même poisson, aux diverses épices orientales ils terminèrent sur un sorbet alliant framboises et menthe poivrée. Puis ,après le dîner, se promenèrent dans un dédales de ruelles magiquement éclairées ,mettant en valeur la beauté des murs ocres de la ville.medium_beirut_corniche_001.jpg
Beyrouth aux dires d’Yves est réputée pour être une ville qui ne dort jamais, il invita Serge à se rendre au casino du Liban qui n’avait paraît il rien à envier à Las Végas, mais Serge déclina l’invitation et c’est assez tôt que les deux hommes retournèrent à la villa, ou les attendaient leurs hôtes avec lesquels ils eurent plaisir à partager un dernier verre.
Serge ne put s’empêcher de porter la conversation sur le couple Akhan ;
-Que fait Ali Akhan demanda t’il ?
- c’est un Chirurgien cardiaque réputé au Liban, il exerçait autrefois dans votre pays, mais lui et ça femme ont préféré venir se retirer au Liban lorsque notre pays a retrouvé la paix.
- Mais il n’est pas Libanais je crois interrogea Serge à nouveau ?
- Il est Pakistanais et son épouse est britannique, ils se sont rencontrés en France je crois juste avant d’arriver au LIBAN. Ils ont ensemble une petite fille « Sofia » qui est très amie avec les deux notres, Frances , veuve d’un premier mariage avait déjà deux fils qui lui rendent visite pour les vacances. Ces périodes là…elle n’est là pour personne, nul ne peut se vanter d’avoir été présenté aux deux garçons, elle les garde jalousement à l’abri du moindre regard. Et nous le comprenons aisément, elle souffre énormément de leur séparation.
- Mais pourquoi ne vivent ils pas ici ? demanda Serge ?
- Frances pense qu’il était préférable qu’ils restent près de leurs grand parents paternels afin de poursuivre leurs études en Grande Bretagne. Aujourd’hui les deux jeunes gens ont dû je pense dépasser les 20 ans et je ne sais pas du tout ce qu’ils envisagent à l’avenir…c’est un sujet que les AKHAN évitent autant qu’ils le peuvent, nous n’avons donc aucune raison de nous montrer indiscrets.
- Il est curieux tout de même que cette femme soit voilée ne trouvez vous pas ?
- Monsieur Lama, le Liban est un pays multiconfessionnel…ici de nombreuses religions se partagent nos terres. Alors sachez que le respect est la première de nos vertues et que nous ne nous étonnons de rien. Frances a fait ce choix pour satisfaire Ali et nous le respectons aisément. Nous sommes également Musulmans et même si notre vision des choses est différente, nous ne pouvons qu’approuver cette décision…
- C’est bien dommage, pensa Serge à mie-voix….je suis sure qu’elle doit nous cacher un visage superbe !!
- Je suis bien d’accord avec vous dit Samir KARAM avec un clin d’œil !! et nous ne sommes pas les seuls croyez bien à en faire la remarque !
- C’est sûrement ce qui lui donne autant de charme , à vos yeux messieurs…répliqua Salima, sur un ton réprobateur…je suis sure qu’elle ne vous intriguerait pas autant si elle était comme nous toutes…
C’est ça…se dit Serge, elle n’est pas comme les autres….
il prit congé assez rapidement de ses hôtes laissant Yves en leur compagnie un cognac à la main, il éprouvait tout à coup l’irrésistible envie de se retrouver seul et d’écrire pour cette femme qui l’inspirait tant, les vers lui venaient aisément alors qu’il grimpait les premières marches de l’escalier menant à sa chambre.
Arrivé dans celle ci, son téléphone sonna ; Juliette….
- Alors Serge ! heureusement que je n’attendais pas que tu m’appelles pour me donner de tes nouvelles ! tout se passe bien ? le concert ? Yves ? raconte….
Serge lui fit une description des plus succinctes du concert et de la journée qu’il venait de passer, car il n’avait qu’une envie ..se retrouver seul avec lui même ; et Juliette l’ennuyait a ce moment précis. Il n’oublia pas avant de raccrocher de la remercier pour sa judicieuse « inspiration »..car ce voyage était sans nul doute une excellente idée !

-Qu’est ce qu’il me cache encore se dit Juliette en raccrochant. Il est vraiment incorrigible, je suis sure qu’il vient encore de flasher pour une belle inconnue qui va le rendre fou juste le temps de nous composer le prochain album….et quand il lui aura tourné la tête à elle aussi, il la jettera comme toutes les autres…. ! bon sang il est terrible ! mais c’est bien pour ça que tout lui réussit…elles sont ses muses et ne s’en rendent même pas compte…
combien de cœurs lui faudra t’il encore briser avant d’être complètement rassasié.
medium_lama1.jpgSerge de son côté, attablé au bureau que les KARAM avait mis à sa disposition, noircissait à vue d’œil des feuilles blanches qui se succédaient les unes aux autres.
Ce n’est que vers 3 heures du matin qu’il s’étendit enfin pour la nuit.


Chapitre VII

VII


La famille Akhan au grand complet, prit comme prévu, très tôt la route pour SOUR .
Ils enchainèrent les visites de sites romains avant que des regards indiscrets puissent s’attarder sur les deux jeunes garçons, les garde du corps ne quittaient pas les deux jeunes gens d’une semelle ;
Ces derniers avaient eu depuis 8 ans maintes occasions de visiter ce merveilleux pays, leur père lui même les accompagnait lorsqu’ils étaient très jeunes ; Curieusement, leurs parents ne souffraient pas du tout de cette mésentente dont les médias s’étaient tant fait l’écho dans le passé…Leur divorce était réussi et Charles avait toujours conservé une certaine tendresse pour Diana. Il l’appelait souvent, ce qui n’aurait pas manqué de faire pester Camilla si elle avait pu le savoir…
C’est une situation qui amusait assez Diana d’ailleurs, mais c’était une bien maigre consolation comparé à tous les sacrifices qu’elle avait dû faire ;
Ce pays aussi petit soit il offrait une diversité de paysages qui ravissaient toujours autant les garçons à chacune de leurs visites.
Si William était tout de même toujours ravi d’en repartir pour retrouver son père ,sa famille, ses amis et tout le royaume uni, pour Harry il n’en allait pas de même et de plus en plus, il espérait s’installer auprès de sa mère ici. Il raffolait de l’incroyable diversité que l’on trouvait dans ce pays, tant par le relief, que par la nature, la culture ou encore l’histoire ;
Tout ici était magnifique du ciel bleu aux cimes enneigées…il ne savait pas ce qu’il préférait dans ce haut lieu de la méditerranée mais ce qu’il savait c’est qu’ici tout était réuni pour le dissuader de repartir en Grande Bretagne.
Après une matinée enrichie de visites, Ali et Diana emmenèrent les enfants déjeuner en terrasse au bord de la méditerranée.
A trois tables d’eux, Serge et Yves venaient de s’installer pour le repas également avant de commencer leur visite l’après midi.
Très vite, Serge à qui rien n’échappait jamais, aperçut la famille installée à quelques mètres d’eux. Il brûlait d’envie de les saluer, mais la présence des deux jeunes gens, l’en dissuada, sans les reconnaître sous leurs casquettes et lunettes de soleil, il pensa qu’il était préférable de se montrer discret envers cette jeune femme qui comme leur avait appris leur hote la veille, ne souhaitait pas être dérangée pendant les visites de ses garçons.
Il se contenta donc de l’admirer et de la trouver encore plus sublime que l’avant veille…C’était amusant de voir que bien qu’orientale, sa tenue était très « moderne » ! elle était vêtue d’une robe aux multiples couleurs très vives qui faisait ressortir le teint halé de ses épaules dénudées. Un très léger voile fushia assorti à son foulard masquait à nouveau son visage et Serge se dit que si le soleil tournait, il verrait au travers et pourrait ainsi distinguer les traits de la jeune femme.
Serge pris la direction des sanitaires afin de se rafraîchir avant le repas et se heurta en sortant à Diana qui en avait fait de même.
Ils restèrent ainsi les yeux dans les yeux , comme hypnotisés l’un par l’autre, l’un comme l’autre sentit son rythme cardiaque s’accélérer avec une irrésistible envie toucher celui qui lui faisait face ; lorsque Diana prise de panique jeta un regard en terrasse vers ses fils ; Serge lui prit la main, en la fixant toujours droit dans les yeux et lui dit… « ne soyez pas inquiète et faites moi confiance ». Il embrassa sa main et s’éloigna la laissant complètement interdite.
Elle avait senti une immense frisson lui parcourir le dos ; elle était bouleversée comme elle ne l’avait pas été depuis bien longtemps par cet homme ;
Mais que lui trouvait elle ? pourquoi l’attirait il autant ?
« faites moi confiance …ne soyez pas inquiète . ».que sous entendait il ? l’avait il reconnue ? avait il reconnu Harry et William ! Non c’était impossible, ils étaient méconnaissables avec cette panoplie de camouflage dont on les avait une fois de plus affublés…
Diana regagna sa place, repérant l’endroit ou Serge était installé avec Yves, et comprit que c’était volontairement par discrétion,que ce dernier venait de déplacer sa chaise afin de leur tourner le dos. Elle apprécia sa délicatesse mais ne put cacher son trouble à Ali qui s’en inquieta. Elle bluffa son ami en lui disant qu’elle avait cru reconnaître un paparazzi ; mais qu’il n’en était rien.
Ali sachant que le passé l'avait traumatisée ne s'en formalisa pas davantage.
La journée passa aussi vite que celle de la veille, les deux hommes se réjouirent des sites archéologiques réellement majestueux qu’ils visitèrent tant par l’immense allée de colonne romaine les menant jusqu’à la mer, que par l’arc de triomphe leur ouvrant deux voies perpendiculaires et les guidant à travers les fondations des villas romaines.medium_ideal_photo_001.jpgmedium_ideal_photo_003.jpg

La rencontre de ce midi ne quitta pas Serge de la journée, il y pensa sans cesse et se dit que par n’importe quel moyen il lui fallait revoir cette femme en privé il devait le lui faire savoir que sa pensée l’obsédait et qu’il rêvait de la prendre dans ses bras et de la découvrir enfin.

La semaine, passa ainsi, Serge et yves sillonnèrent le pays de part en part, découvrant tour à tour tous les sites de la vallée sainte ;s’étendant de Bcharré au littoral…
Et Serge se promit de revenir vers la VALLEE DE LA QUADICHA au nord du pays qui avec ses innombrables grottes, chapelles,et monastères lui offriraient la retraite necessaire qu’il avait prévue avant son concert à MARIGNY. Le monastère de Qabboubine était un véritable havre de paix offrant un panorama exceptionnel sur la vallée et il pourrait s’y retirer quelques jours.
Il ne remercierait jamais assez Juliette de l’avoir forcé à venir au Liban, pas une journée il n’avait regretté cette décision.
Huit jours après son arrivée, Il n’avait toujours pas cherché à revoir Frances, sachant par ses hôtes que les enfants de la jeune femme étaient ici et qu’ils resteraient une semaine entière. Il tint à contre cœur la promesse faite quelques jours plus tôt à SOUR, mais lorsque qu’Yves lui annonça que la fin de son voyage arrivait, il choisit de prolonger sa présence ici.
Il accompagna Yves au Grand Aéroport International de Beyrouth et le remercia chaleureusement pour cette semaine passé à ses côtés ;
Il prit également congés de ces hôtes en les remerciant pour leur généreux accueil refusant de profiter de leur hospitalité plus longtemps malgré leur insistance ne voulant abuser de leur gentillesse, mais il prit une chambre au BELLA RIVA HOTEL l’un des hôtels les plus réputés de Beyrouth, Situé dans une rue calme à proximité de la mer et de la corniche de mer..






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Série de l'été Chapitre VIII

VIII

Au lendemain de leur visite à SOUR , les garçons reçurent un appel de Charles, il souhaitait s’entretenir avec leur mère avant de leur parler à nouveau.
-Diana, le ministre de la défense libanaise vient d’échapper à un attentat d’extrême justesse, tu es au courant ?
-Je viens de l’apprendre à l’instant Charles, je connais la raison de ton appel ; je la comprends et je l’accepte c’est évident. Les garcons seront prêts dans quelques heures.
- J’envoie une voiture les prendre d’ici la fin de la matinée, leur avion décole à 14H,je sais que William ne fera aucune difficulté, je vais m’entretenir avec eux mais je pense que pour Harry, il va y avoir un problème ; As tu déjà eu le temps de parler un peu avec lui depuis son arrivée ?
- je l’ai fait , oui, je me suis heurtée à un mur ; je lui ai expliqué qu’ils nous exposait tous en agissant comme il le fait. Avec ce qui se passe aujourd’hui, je pense qu’il va douter de mes paroles et perdre confiance. Peut être faudrait il que je revienne Charles, que nous mettions la situation au grand jour ? cela simplifierait peut être les choses, Une fois le scandale passé . ?
- Tu n’y penses pas ? tu es folle ? tu veux mettre la monarchie en péril ; il nous a fallu déjà combattre toutes les rumeurs qui ont suivis ta disparition et nous avons fini par convaincre la terre entière que tu étais morte dans un « accident » et non dans un attentat, comme le prétendait Mohamed Al fayed et tu voudrais aujourd’hui tout compromettre pour les turbulences d’un adolescent mal dans sa peau ? Tu as perdu tout sens commun ma pauvre Diana !! .
- il y a longtemps que nous n’avions pas eu de disputes Charles, je vois surtout que tant que j’agis comme vous me l’avez dicté ta mère et toi, nous n’avons aucun conflit, mais dès que je donne mon avis, tout recommence ;
Rassure toi vas, je sais bien qu’il est impossible de faire marche arrière, je n’ai pas l’intention de bouger ;pour rien au monde je ne retrouverai mon identité.
Lady Diana est bien morte et enterrée, tu peux en être sur. Mais ne perds pas de vue que j’envisage tout naturellement de me rapprocher des enfants, un jour ou l’autre nous serons de retour en France, tu le sais , tu l’as toujours su. Je resterai Frances AKHAN mais je ne finirai pas mes jours « voilée » sois en sur.
Je souhaitais juste rendre la vie de mon enfant plus douce..car il m’inquiète, ne néglige pas cette crise, Charles, ce n’est pas une pathologie ordinaire, on ne la traite pas par le mépris on la soigne. Un Adolescent qui tombe, ne se relève pas par l'indifférence mais par la considération l’attention et l’affection. Si seulement j’avais eu le temps de les élever….
- Un peu tard , pour les regrets ne crois tu pas ? il est bien temps de te préoccuper de ce qui était bon ou pas pour les enfants ;
- Je ne répondrai pas à cette provocation, je crois que cette discussion nous entraîne sur des voies dont nous avions eu l’intelligence de nous détourner. Je compte sur toi pour me tenir au courant. Je prépare Harry, et j’attends de tes nouvelles ; Au revoir Charles ;
-Au revoir, Diana, ne t’inquiète pas, je suis là ; je veille et je te tiens au courant des moindres problèmes , passe moi les enfants je te prie.

Elle appela William et Harry et les laissa seuls avec leur père au téléphone.
Lorsque les garçons réapparurent, c’est le visage décomposé d’Harry qui alarma Diana, elle savait que le coup était rude pour le jeune garçon et que ce n’est sûrement pas les mots que son père avait pu avoir qui l’avaient beaucoup aidé à surmonter cette épreuve.
Harry était ainsi, contrairement à William, il ne parvenait pas à se contenter du moment présent, il en voulait toujours plus.. elle connaissait ce genre d’attitude.. c’est un peu elle qui en avait inventé le concept ! Il allait lui falloir beaucoup de courage et d’amour pour rassurer le jeune homme qui avait adopté sa tête des mauvais jours.
Elle l’entraîna dans sa chambre afin de lui parler encore comme elle l’avait fait le lendemain de son arrivée.
La conversation fut plus stérile que jamais et Diana comprit rapidement qu’elle n’obtiendrait rien de positif en s’obstinant ainsi. Repartir seulement 4 jours après leur arrivée était un coup dur pour les garçons.
Elle embrassa tendrement son fils, puis alla à son tour embrasser William. Elle était consciente de négliger son fils aîné tant elle était préoccupée par tous les problèmes d’Harry. La maturité de William l’étonnait depuis toujours, le jeune homme avait hérité de son père un sens des responsabilités, qui ne pouvait que rassurer la Reine, car il était digne de la couronne qu’il porterait un jour ;
La matinée passa à une vitesse folle, les garçons partirent avant midi, raison d’état oblige… ils le savaient, les héritiers du trône d’Angleterre ne pouvaient décemment rester dans un pays ou venait de se produire un attentat contre un gouvernant.
Officiellement ils étaient en mission humanitaire en Inde..ils allaient donc à nouveau faire des détours à n’en plus finir pour regagner Londres. Ils en étaient épuisés à l’avance.
Ils embrassèrent leur mère et leur petite soeur très tendrement promirent d’appeler dès leur arrivée puis partirent .
Il était difficile d’expliquer à Sofia ce qui se passait, elle était perdue dans ces allers retours, elle ne savait pas que ses frères étaient les héritiers de la couronne d’Angleterre, elle ignorait que sa maman avait avant elle était mariée avec le prince Charles, Ali et elle avait décidé de lui parler de tout cela lorsqu’elle serait plus agée…mais c’était sans compter sur la curiosité de l’enfant, qui fouinait partout et qui surtout avait déjà aperçu ses frères à la télévision ; il avait alors à l’époque été bien difficile de lui expliquer la raison pour laquelle ses frère était apparu sur le petit écran ; l’enfant était intelligente et enregistrait la moindre information.
Ali décida alors de lui expliquer le secret de la famille, afin de ne pas compromettre toutes les précautions qu’ils avaient prises depuis toutes ces années ;
Diana en fut d’accord et ensemble ils attendirent le départ des garçons pour lui expliquer clairement la situation.
Ce fut une épreuve très difficile.à passer mais elle parut soulagée et fière de partager un si gros secret avec les grandes personnes. Elle jura que ce secret resterait dans son cœur et Diana et Ali surent immédiatement qu’ils pouvaient lui faire confiance.




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Série de l'été Chapitre IX

Ali savait à quel point les jours à venir allaient être difficiles pour Diana, il voulait absolument lui offrir un peu de distraction, il décida de l’emmener Aux cèdres, en montagne, il savait que ce paradis dont certaines cîmes étaient encore enneigées, était l’endroit précis ou Diana aimait se réfugier lorsqu’elle sentait son cœur meurtris.
Il le lui proposa et c’est avec joie qu’elle accepta, elle avait vraiment besoin de se retrouver seule avec son mari et leur fillette, loin des mondanités, et des faux semblants.
Elle avait besoin de se retrouver dans toute son authenticité.
Ils partirent dès l’après midi même pour le chalet qu’ils possédaient et s’y installèrent pour le restant de la semaine.
La montagne était toujours aussi rassurante et majestueuse, Diana aimait cette hauteur qui lui imposait cette sérénité à laquelle elle aspirait sans cesse.
Le couple, fit de nombreuses ballades au milieu des forêts d’arbres millénaires…et Diana petit à petit recouvra une certaine paix intérieure.

A leur retour, ils prirent des nouvelles des garçons, et furent ravis d’apprendre que Charles avait décidé lui-même de les accompagner lors de leur prochaine visite, Charles avait un déplacement officiel au Liban. Ce serait pour Septembre et à l’annonce de cette date Diana se sentit revivre.
Elle ne voulait rien d’autre au monde se dit elle, le bonheur auprès d’une homme merveilleux et l’amour de ses 3 enfants , que demander de plus ?
Elle reprit le cours de sa vie auprès de ses activités familiales et caritatives, mais avait toujours à l’esprit, Serge, sa voix, son regard….
Son majordome lui annonça une visite, et elle vit entrer sans en être surprise,son astrologue à qui elle avait demandé de passer. C’était une petite femme, très dynamique a l’œil malicieux toujours prête à plaisanter, qui était devenue pour Diana au fil du temps plus une amie, que son astrologue.
- Yasmina,merci d’être venue si vite! je suis préoccupée en ce moment, viens me dire si c’est encore Uranus qui persécute mon ascendant ! plaisanta t’elle !
Yasmina lui expliqua en quelques mots que le carré que formait effectivement Uranus avec Vénus sur son ascendant sagittaire était sans nul doute perturbateur….
Diana, savait qu’après le départ de yasmina elle se sentirait mieux et plus forte…
Ali se moquait toujours d’elle…mais elle ne savait pas avancer autrement, rares étaient les astrologues en qui elles avaient eu confiance, mais Yasmina, avait tout de suite compris à qui elle avait à faire, rien qu’en lisant son thème . Et Diana savait qu’elle ne la trahirait jamais ;
- Dis moi ce qui te préoccupe, Diana, ( elle seule l’appelait ainsi) tu as rencontré quelqu’un n’est ce pas ? qui est ce.. ?
- Je ne sais pas trop…dis moi ce qui m’attend ?
- Je ne te dirais pas ce qui t’attends, tu garderas toujours ton libre arbitre, mais je te vois glisser sur une voie délicate, tu vas vivre des moments intenses…mais sans lendemain. Sois prudente, c’est surtout cela que je voudrais te conseiller. Pour le reste, c’est toi qui gère….et profite ! ajouta t’elle avec un clin d’œil.
Elles étaient devenues si proches depuis toutes ces années que Yasmina savait parfaitement, à quel point Diana avait besoin d’aventures, elle n’en avait eu aucune depuis son arrivée à Beyrouth, aucun autre homme qu’Ali, n’avait capté son attention ; elle était très amoureuse de cet homme qui lui avait lui aussi tout sacrifié , mais Yasmina, connaissait la personnalité de Diana et savait, que la routine, finirait par l’ennuyer…et qu’un jour ou l’autre elle chercherait à donner un peu de piquant à sa vie amoureuse.
Après le départ de son astrologue, Diana était pensive, elle alla plonger dans la piscine et tenter de se changer les idées en nageant intensément.
C’était peine perdue, elle le savait bien ce qui la préoccupait, elle ne pouvait se le sortir de la tête depuis leur dernière rencontre. Elle y pensait sans cesse, elle ne l’avait pas revu depuis SOUR, il devait être reparti en France maintenant, le reverrait elle un jour…sûrement que non.. et sans doute était ce bien mieux comme ça.
Alors que sa pensée était toute à cet homme, elle se dit qu’elle n’avait pas même un album de lui à écouter. Elle se mit dont en quête d’en trouver dans la bibliothèque d’Ali, il lui avait confié admirer le chanteur depuis de nombreuses années. En fouillant elle finit par en trouver plusieurs dont le dernier enregistré en studio ;elle le glissa dans son baladeur et s’allongeant sur son transat pour bronzer, écouta les premières notes… La lecture aléatoire de l’appareil avait sélectionné une chanson dont les paroles étaient déjà prometteuses….

« Faut il encore que tu le veuilles
Je veux te cueillir feuille à feuille
Disperser d’abord tes sandales
Au hasard comme deux étoiles……

D’abord tes cils et tes cheveux
Et puis. .enfin si tu le veux
Baiser tes seins écarquillés
Et tes gestes éparpillés »
…..


Elle s’endormit au soleil…avec les doux mots de Serge LAMA dans les oreilles.

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